Diyouckey Coco Nkomba
Yassoukou · Yakalag · Elog Mpoo · Bakoko — passeur de mémoires ancestrales Yassoukou · Yakalag · Elog Mpoo · Bakoko — keeper of ancestral memories
Diyouckey Coco Nkomba, dit Coco
Fondateur de bakoko.org, yasuku.org,
batanga.org & tribubanen.org
Diyouckey Coco Nkomba, known as Coco
Founder of bakoko.org, yasuku.org,
batanga.org & tribubanen.org
Projets
Projects
- bakoko.org — Peuple Bakoko— Bakoko People
- yasuku.org — Clan Yassoukou— Yassoukou Clan
- batanga.org — Peuple Batanga— Batanga People
- tribubanen.org — Peuple Banen— Banen People
« Mut'a mbog » — la personne du clan. Appartenir, c'est se souvenir. — Expression Tunen, portée par Coco depuis l'enfance
Je m'appelle Diyouckey Coco Nkomba, connu de tous simplement comme Coco. Je suis né dans le sillage de plusieurs lignées qui traversent la côte, la forêt et les hauts plateaux du Cameroun. Mon père était du clan Yassoukou, branche de la grande famille Elog Mpoo (Bakoko) du Wouri. Ma mère venait du clan Yakalag, elle aussi Bakoko. Je porte ces deux noms en moi comme on porte deux fleuves.
J'ai grandi entre Elogkam — village de mes ancêtres sur la côte — et les grandes villes qui façonnent la vie camerounaise. Comme beaucoup de la génération de mes parents, j'ai vu la langue, les récits et les clans se disperser dans l'urbanisation, sans disparaître tout à fait. Ils survivaient dans les noms, dans les proverbes que les vieux prononçaient entre eux, dans les plats préparés à certaines occasions, dans la façon de saluer quelqu'un de son village.
Les ancêtres qui m'ont formé
Le travail : de bakoko.org à tribubanen.org
Mon premier projet numérique de mémoire, bakoko.org, est né d'une simple constatation : le peuple Bakoko — le mien — était presque absent du web. Pas de site, pas de ressource bilingue, pas de page digne de ce nom. Or les Bakoko ont une histoire, une langue, des clans, des proverbes, une présence millénaire sur la côte camerounaise. J'ai décidé de corriger cela.
De bakoko.org, il y a eu yasuku.org, consacré au clan Yassoukou. Puis batanga.org, pour le peuple Batanga de la côte atlantique camerounaise. Et maintenant tribubanen.org, pour les Banen des hauts plateaux — peuple des forêts et des fleuves entre le Mbam et le Noun, gardiens d'une tradition orale documentée par Idelette Dugast mais encore largement méconnue du grand public.
Chaque site suit le même principe : rendre visible ce qui existe, en respectant la vérité des sources, sans inventer, sans embellir, sans réduire. Le web a une mémoire longue. Ce que nous y déposons aujourd'hui sera peut-être ce qu'un enfant Banen, Bakoko ou Batanga lira dans vingt ans pour comprendre d'où il vient.
Le conteur, l'archiviste, le passeur
Je ne suis ni ethnologue, ni historien de formation. Je suis quelqu'un qui a grandi entre plusieurs mondes — la côte et la ville, le français et les langues maternelles, la modernité numérique et la mémoire ancestrale. Ce qui me guide, c'est une conviction simple : chaque peuple mérite que sa mémoire soit traitée avec soin, rigueur et respect.
Pour tribubanen.org, j'ai travaillé à partir des sources académiques disponibles — Dugast (1955, 1960), Abwa (1995), les ressources linguistiques sur le Tunen, le dossier eHRAF de Yale — en les rendant accessibles à un public non académique, en deux langues, avec une esthétique digne de la profondeur de ce peuple.
Le reste appartient aux Banen eux-mêmes. Ce site n'est qu'une première porte. La vraie mémoire est dans les villages de Ndikiniméki, dans les réunions de clan à Yaoundé, dans les conversations en Tunen entre anciens. Ce site dit : vous existez, vous comptez, votre histoire mérite d'être racontée.
Mut'a mbog — une personne du clan. C'est ce que je suis, et ce que j'espère que ce site aidera d'autres à redevenir.
— Diyouckey Coco Nkomba, Montréal / Yaoundé, 2025
"Mut'a mbog" — a person of the clan. To belong is to remember. — Tunen expression, carried by Coco since childhood
My name is Diyouckey Coco Nkomba, known to everyone simply as Coco. I was born into the wake of several lineages that cross the coast, the forest, and the highlands of Cameroon. My father was of the Yassoukou clan, a branch of the great Elog Mpoo (Bakoko) family of the Wouri. My mother came from the Yakalag clan, also Bakoko. I carry both these names inside me the way one carries two rivers.
I grew up between Elogkam — my ancestors' village on the coast — and the large cities that shape Cameroonian life. Like many of my parents' generation, I watched the language, the stories, and the clans scatter in urbanization without entirely disappearing. They survived in names, in proverbs the elders exchanged among themselves, in dishes prepared for certain occasions, in the way one greeted someone from one's village.
The Ancestors Who Made Me
The Work: from bakoko.org to tribubanen.org
My first digital memory project, bakoko.org, was born of a simple observation: the Bakoko people — my people — were nearly absent from the web. No site, no bilingual resource, no page worthy of the name. Yet the Bakoko have a history, a language, clans, proverbs, a millennial presence on the Cameroonian coast. I decided to change that.
From bakoko.org came yasuku.org, dedicated to the Yassoukou clan. Then batanga.org, for the Batanga people of the Cameroonian Atlantic coast. And now tribubanen.org, for the Banen of the highlands — people of the forests and rivers between the Mbam and the Noun, keepers of an oral tradition documented by Idelette Dugast but still largely unknown to the general public.
Each site follows the same principle: make visible what already exists, in respect for the truth of the sources, without inventing, without embellishing, without reducing. The web has a long memory. What we deposit in it today may be what a Banen, Bakoko, or Batanga child reads in twenty years to understand where they come from.
The Storyteller, the Archivist, the Keeper
I am not an ethnologist or a trained historian. I am someone who grew up between worlds — the coast and the city, French and the mother tongues, digital modernity and ancestral memory. What guides me is a simple conviction: every people deserves to have its memory treated with care, rigor, and respect.
For tribubanen.org, I worked from available academic sources — Dugast (1955, 1960), Abwa (1995), linguistic resources on Tunen, the Yale eHRAF file — making them accessible to a non-academic audience, in two languages, with an aesthetic worthy of the depth of this people.
The rest belongs to the Banen themselves. This site is only a first door. The real memory is in the villages of Ndikiniméki, in clan gatherings in Yaoundé, in conversations in Tunen among elders. This site says: you exist, you matter, your history deserves to be told.
Mut'a mbog — a person of the clan. That is what I am, and what I hope this site will help others become again.
— Diyouckey Coco Nkomba, Montréal / Yaoundé, 2025
Mut'a mbog — une personne du clan. Appartenir, c'est se souvenir.
Mut'a mbog — a person of the clan. To belong is to remember.
Expression Tunen — cœur de ce projet
Tunen expression — heart of this project