Dans la mémoire collective Banen, la forêt n'est pas simplement un espace géographique. Elle est habitée par les ancêtres, gardée par des esprits dont la bienveillance dépend du respect que lui témoignent les vivants. L'arbre que l'on abat sans raison n'est pas seulement du bois — c'est une mémoire que l'on efface, un ancêtre que l'on réveille.
In Banen collective memory, the forest is not simply a geographical space. It is inhabited by ancestors, kept by spirits whose benevolence depends on the respect the living show it. The tree felled without reason is not simply wood — it is a memory being erased, an ancestor being disturbed.
C'est pourquoi l'acte de défricher — toujours nécessaire pour l'agriculture — était accompagné, dans la tradition Ndiki-Banen documentée par Dugast, de gestes propitiatoires reconnaissant la présence des forces invisibles. Couper la forêt, c'était négocier avec elle, pas lui déclarer la guerre.
This is why the act of clearing — always necessary for agriculture — was accompanied, in the Ndiki-Banen tradition documented by Dugast, by propitiatory gestures acknowledging the presence of invisible forces. To cut the forest was to negotiate with it, not declare war upon it.